she's gone, she's dead, gone.
it's a no.
definitely a no.
she's gone, she's dead, gone.
it's a no.
definitely a no.
Alice le sait maintenant: sa mère la déteste depuis sa naissance.
Eh ouais.
Une confirmation comme ça vous envoie n'importe qui au tapis, pas Alice.
Alice est confortée extérieurement dans ses certitudes intérieures.
Alice négocie bien ce virage, elle tourne elle tourne, accélère et vos dit à bientôt.
Alice est une fille, ça a son importance.
Alice est bien vivante, tellement que ça déborde parfois.
Alice ne comprend pas tout, alors elle cherche. Elle cherche à démêler le peu qu'elle touche, qu'elle voit, qu'elle écoute, sent, goûte... qu'elle vit.
Alice ne vit que pour être aimée, elle ne le sait pas encore.
Elle ne sait pas non plus qu'elle est aimée.
Je te présente Alice. Je ne ferai que ça.
Alice n'aimait pas sa maman.
(Point de départ d'une nouvelle aventure. )
J'écoute Les Calamités, je les voudrais, je voudrais être la sienne de Calamités, tiens.
L'envie d'écrire à Alice m'est venue tout à l'heure, elle se transforme en vrai faux récit. C'est maintenant que ça s'passe.
Alice, les yeux noirs.
Ses yeux noirs ou plutôt son regard noir. Un truc je sais pas je sais plus, un truc de malice, malicieux ouais, et profond que je vois noir juste parce qu'il y a un sourire plus bas sur ses lèvres. Jamais sombre.
Cette fille a tout depuis le premier regard que j'ai posé dans le sien. C'était en 1999? Sans doute avant, c'était la première qui faisait ça. Je ne lui ai pas dit. Elle le sait depuis toutes ses heures d'amitiés câlins causeries, de nuits malgré tout passées ensemble dans les rêves. Je ne lui ai pas dit, pas comme ça, pas juste ça, pas dit qu'elle m'a juste rendu souvent fébrile. Au moins autant de fois que pendant mes folies douces je me suis raccroché à son doux visage pour ne pas sombrer.
Alice merveille, jeux de mots faciles qui fuseraient si je les laissais faire, mais ouais quand même c'est bien d'une merveille qu'il s'agit. C'est une fille, c'est juste une fille quelqu'un quoi. Ouais mais putain c'est quelqu'un, c'est une nana une sacrée nana, c'est the one. T'y peux rien, c'est sans doute pour ça que ça se mélange tellement là-haut, que ça m'a bouleversé angoissé remué touché pris envolé étreint secoué tremblé brouillé...de si nombreuses fois si différentes si.
Sans doute pour ça aussi que je pourrais en parler encore et encore, comme à l'hypothétique premier jour. Ou comme aux nombreux premiers jours, premières fois. Premier regard (quoique celui-là je ne le situerais jamais exactement, qu'est-ce qui était bien vrai?, qui le dirait puisqu'on était que deux? y'avait que toi, que moi...). Premiers mots échangés. Premières fois contre toi. Oui celle-là je la revois, Alice.
Pelouse d'une soirée trop chaude sale et humide pour nous, c'était le début de l'été les autres faisaient bien ce qu'ils voulaient dedans, moi aussi mais j'avais besoin des étoiles qui tardaient un peu à s'allumer dans ma tête. Tu es apparue, je t'ai trouvé. Puis on ne s'est pas regardé, pas tourné la tête, pas embrassé. Je n'ai pas touché tes lèvres, ça aurait peut-être tout changé, pour quelques heures ou mois. Puis la vie aurait été tout autre. Juste autre, alors quoi?
Étais-tu là, et moi je faisais quoi? Je ne sais plus trop
grand chose de tout ce passé, je m'en passerais des fois, la vie est à nous, devant nous, à nous pour nous la vie toujours.
Cette
histoire de mieux vaut tard que jamais, c'est surtout que mieux vaut vivre un truc non? Tu vis là dans l'instant, plutôt que pas du tout. Après ça... La vie qui n'existe pas encore ne
m'appartient pas.
Alice tu existeras bien un jour.
5 lettres 1 mot qui me vient d'on ne sait où, mais tu existeras Alice.
J'espère encore aimé celle qui nous portera au monde ce joli visage. Plus que tout même que j'y crois même, puisque je l'ai vue. Il faudra lui dire...
Ouais Alice, tu seras ma petite fille, je te verrai bien sur ce bout de planète avant le mur de 2013, mais on va pas faire de pseudo numéro-lo-logie-je-sais-pas-quoi, hein?
(Là, c'est le creux de la vague, l'instant critique, la divergence entre ce que je partais pour écrire
et ce que je viens d'écrire, il reste 6 chansons. Alors "can i dance with you?")
Dansons rythmons bougeons, nos corps et nos idées, c'est de là que sortira ou pas un quelque chose qui n'est
ni toi ni moi, ni la somme des deux juste l'œuvre dialectique d'un je sais pas quoi auquel je ne comprends toujours rien.
L'amour?
Putain ça fout
les boules, jette un froid serre le cœur et les poumons avec, ça m'arrête net. Plus là. Plus moi plus personne: c'est peut-être que je n'aurais juste rien compris. Comme toi, comme elle, comme
les autres comme tout le monde peut-être?
Sûrement la définition de l'adolescence, en tout cas celle que je m'en donne, oui mais ça s'arrête quand puisque c'est une histoire de compréhension? De soi, des autres, de la vie? Et pas juste savoir combien de fois la terre a fait le tour du soleil depuis que j'en ai vu la lumière. Pfff...
J'aurais pas la réponse ce
soir, la fatigue le sommeil m'emportent, si ce n'est pas la mort, si ce n'est pas la solitude.
On aura la réponse que demain au réveil. Qu'on est bien vivant!
Est-ce que j'ai écrit hier soir, est-ce que je me suis vraiment dit tout ça?
Tant de questions que j'ai noircies sur l'écran, et que je t'ai données en plus.
A toi Alice, d'où tu regardes, d'où tu lis, si tu existes déjà quelque part.
"Je suis une Calamité, rien ne pourra me corriger" comme elle dit.
Qui est la dernière, ça tombe bien le salut.